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Les scientifiques et l 'Uranium Appauvri :

Communiqué conjoint  de Scientifiques sur la résolution, déposée à l’ONU,  concernant les armes à uranium appauvri

Le 1er Novembre 2007, la résolution intitulée « Effets de l'emploi d'armements et de munitions contenant de l'uranium appauvri » a été adoptée au Premier Comité des Nations Unies par une majorité écrasante.
Cette résolution avait été mise au point  par le Mouvement des pays non - alignés et soumise par l’Indonésie, au siège des Nations Unies. Nous, les scientifiques qui avons été concernés de près par les effets nocifs des armes à l’'uranium appauvri (UA), accueillons favorablement cette résolution.

Elle a été adoptée, parce que la majorité des  états membres de l’ONU a pris en  considération les effets nocifs potentiels de l'emploi d'armements et de munitions contenant l'uranium appauvri sur la santé humaine et l'environnement  ( Paragraphe Préparatoire: PP 4); convaincue qu’une prise de conscience à l’échelle planétaire est plus que jamais nécessaire et que des mesures immédiates pour protéger l’environnement doivent être prises immédiatement, tout événement qui pourrait compromettre de tels efforts nécessite l'attention urgente pour prendre les mesures nécessaires.  Le vote a été aussi influencé par les buts et les principes contenus dans la Charte des Nations Unies et les règles de la loi Internationale Humanitaire ' ( paragraphe PP 1). Il a montré la détermination à ouvrir la porte à des négociations sur le désarmement et la régulation des armements (paragraphe PP 2) ainsi que sur le problème des armes à l’UA.

Nous sommes convaincus, et nous espérons que, cette résolution sera la première marche pour traiter le problème des
armes à l’UA en le plaçant en bonne place sur l’agenda du désarmement, suivant  ainsi le règlement des problèmes qui étaient posés par les mines anti-personnelles et les bombes à fragmentation. Nous attendons des discussions sérieuses sur la nature délétère (nocive) des armes à l’UA et une possible interdiction parmi les membres des Nations Unies.

Nous respectons réellement et apprécions l'effort des premiers pays sur la part prise dans l'élaboration de  cette résolution. Nous apprécions aussi le soutien de tous les pays qui ont voté pour la résolution. Nous demandons et croyons que ces pays supporteurs voteront pour la résolution encore une fois lors de la Séance Plénière en décembre .
Nous exhortons fortement les pays qui se sont abstenus de voter, à reconsidérer sérieusement la signification de la résolution énoncée dans les différents paragraphes et à donner leur soutien à la Séance Plénière, dans le respect de 
la volonté d’indépendance politique de chaque pays.

Cette résolution est le résultat de l’accroissement de la recherche scientifique, incluant la publication de récentes études qui indiquent clairement les effets nocifs potentiels de l'emploi d'armements et munitions contenant l'uranium appauvri sur la santé humaine et l'environnement. Nous pensons que les précédents rapports gouvernementaux et/ou ceux d’organisations internationales n'ont pas encore pleinement pris en compte ces études scientifiques qui portent essentiellement sur la toxicité radiologique au niveau des poumons et la toxicité chimique pour les reins. Il n'est pas juste de voter contre la résolution en se basant  sur ces rapports précédents, sans considérer les omissions signalées par les études récentes.

Les pays qui ont voté contre la résolution, devraient sérieusement reconsidérer leurs positions et prendre en compte le multilatéralisme et le dialogue avec beaucoup d’autres pays qui sont concernés par l'effet de ces armes. Qu’ils viennent au moins à la table de négociation pour discuter des problèmes. Nous les  exhortons à changer leur vote et leur position précédente,  à soutenir la résolution à la prochaine Séance Plénière.
Nous, les scientifiques qui avons travaillé avec divers spécialistes dans des domaines  scientifiques  différents
incluant la médecine, la chimie, la biologie,  la physique, la science écologique et l’épidemiologie, avons été
confrontés de près aux effets potentiellement nocifs sur l'environnement et la santé humaine, qui peuvent être causés par la toxicité chimique et radioactive de l’emploi d’armes à l’UA.

L’UA  est un déchet  de l’enrichissement de l’uranium. On « appauvrit » l’Uranium Naturel (UN) en lui ôtant le plus possible son Uranium 235 (pour les besoins civils et militaires), l’Uranium Appauvri est donc bien le « déchet » qui reste. Il est surtout composé d’uranium 238 qui émet des rayons alpha. Il contient environ 0,2% d’U235 et 99,75% d’U238.
L’UA est relativement moins radioactif que l’Uranium Naturel (UN)... mais l’Uranium Naturel, dans le minerai,  est bien moins concentré (des milliers de fois moins) que l’Uranium Appauvri qui reste donc le plus fort émetteur de rayons alpha qui sont très destructeurs par leur radioactivité quand ils sont à l’intérieur de l’organisme.  Par contre l’UA et l’UN sont aussi nocifs l’un que l’autre par leur toxicité chimique, également dangereuse pour l’organisme. Il est bien connu que les matières radioactives sont strictement contrôlées, par des lois dans la plupart des pays du monde.

La haute densité des pénétrateurs à l’UA  leur permet de percer tous les blindages. Mais l’UA est pyrophore, c’est-à-dire qu’il s’enflamme en touchant la cible. Il se dégage alors des températures supérieures  à 3000°C créant des aérosols de particules extrèmement petites qui se répandent dans l’environnement.  Elles entrent alors dans les poumons. Sur le champ de bataille, elles peuvent être remises en suspension. (Par le vent ou l’activité humaine.)  Elles sont très toxiques. Elles vont aussi contaminer les espaces civils, franchissant aussi les frontières internationales entre les pays. Donc, non seulement le personnel militaire mais encore les civils, incluant les enfants qui sont très sensibles aux substances aussi toxiques, pourraient inhaler ces fines poussières et les intérioriser dans leur corps. Il a aussi été reconnu que les armes à l’UA ont été réellement employées mêmes dans des zones résidentielles à fort peuplement. La contamination continue aussi après la cessation des hostilités. Ces particules d’UA resteront dans l'environnement et délivreront leur radiation pour des décennies, des siècles et même des millénaires. 

En prenant en compte ces aspects, nous considérons que ces armes sont illégales au regard des lois internationales, des Droits de l’Homme et de l’Environnement. Elles sont aussi inhumaines car elles causent des « destructions » sans aucune discrimination.  L’uranium est présent dans la nature mais, nous le répétons, les très fines particules créées lors d’un impact, à des températures extrêmement hautes, peuvent pénétrer dans le corps et y voyager, une fois inhalées, cela ne s’est encore jamais présenté dans l’histoire de l’Humanité. De plus les métaux présents dans la cible sont aussi pulvérisés, à des tailles identiques et ces particules viennent s’ajouter à celles des oxydes d’uranium appauvri, augmentant ainsi la dangerosité.  Nous avons été confrontés à un type de contamination entièrement nouveau pour les humains et l'environnement, à cause de ces armes. Il est vrai que nous ne comprenons pas  encore tout l'impact  sur l’homme de ces fines particules d’oxyde d’UA. Cependant, il y a une somme considérable d'évidences scientifiques fondamentales grâce aux études animales et cellulaires  (incluant l'étude de cellules humaines de poumon) qui suggèrent des effets délétères sur l'humain à cause des deux actions combinées de toxicité radiologique et chimique. Ces données indiquent clairement que l'uranium intériorisé (les deux composants soluble et particules insolubles) a un effet génotoxique (destruction de gène)  et un effet cancérigène et mutagène, pour ce qui concerne directement et/ou indirectement l’ADN , qui code l'information génétique de la cellule. Elles indiquent aussi que l'uranium intériorisé
peut concerner l’intérieur des cellules et/ou les enzymes  protéiniques et endommager certains mécanismes de réparation des cellules. Ces effets nocifs sont éventuellement produits dans les divers tissus et les organes dans un corps, incluant les dommages potentiels aux systèmes nerveux et immunitaires. Si la génotoxicité affecte les cellules reproductrices, il pourrait en résulter des effets trans-générationels.  C’est-à-dire, des mutations génétiques (sur plusieurs générations). Cela a été observé chez l’animal, notamment chez des foetus de rongeurs exposés à l’UA durant la gestation, mais aussi si les parents avaient été exposés avant l’accouplement. Ceci s’est vérifié chez un grand nombre de vétérans de la guerre du Golfe, quand ils avaient été exposés à l’UA. 

Nous pensons qu’il faut, dès à présent, mettre en place une surveillance  médicale indépendante des populations concernées (civiles et militaires) et conduire des recherches.  Il ne faut pas oublier qu’il nous faudra de nombreuses années, voire des décennies,  avant que nous obtenions des résultats statistiquement significatifs épidémiologiquement.

La Déclaration de Rio sur L'environnement et le Développement a été adoptée  en 1992 à l’ONU. La Conférence sur L'environnement et Développement ( Sommet De la Terre) à Rio de Janeiro, énonçait:  «  protéger l'environnement et l'approche préventive, seront largement appliqués par les Etats selon leurs aptitudes. » Mais où il y a des menaces de dommages irréversibles ou sérieux, il manque beaucoup de  scientifiques; mais cette certitude ne sera pas employée comme une raison pour reporter le coût  et les  mesures efficaces pour empêcher la dégradation écologique. Le principe n°15, dit « Principe de précaution »  a souvent été confirmé à l’ONU. Il est aussi reconnu largement dans la communauté internationale comme un des plus importants, autant en ce qui concerne les problèmes internationaux  que les politiques domestiques, écologiques,  publiques et la protection de la santé. Il est aussi un principe logique et valable pour nous, scientifiques, quand nous prenons la responsabilité pour notre société. Le problème des armes à l’UA devrait être discuté sérieusement et aussi basé sur le « Principe de Précaution » par les pays membres  de l’ONU.

Considérant que nous avons déjà l'évidence scientifique fondamentale, il n'est pas raisonnable de continuer d’utiliser les armes à l’UA en prenant comme excuse que des conclusions définitives n’avaient pas été atteintes et ceci, afin de limiter dès à présent les risques sanitaires et écologiques. Nous demandons à tous les membres des Nations Unies de discuter sérieusement des mesures concrètes, incluant la fin immédiate de la contamination, la protection de l’Environnement  et  la santé publique des populations contaminées après l’emploi d’armes à l’UA.
 Nous demandons aux nations membres de l’ONU de s’abstenir d'utiliser des armes à l’UA, à moins qu'ils puissent prouver être aussi hermétiques qu’un coffre-fort . Le fardeau de la preuve est sur les utilisateurs. De plus, nous espérons beaucoup que la communauté internationale interdira les armes à l’UA, une des armes les plus inhumaines  de destruction indistincte.


REFERENCES ET LISTE DES SIGNATAIRES:
Keith Baverstock,”Presentation to the Defence Committee of the Belgian House of Representatives, 20 November 2006”, http://www.bandepleteduranium.org/en/docs/15.pdf
Rosalie Bertell, “Depleted Uranium: All the Questions about DU and Gulf War Syndrome are not yet Answered”, International Journal of Health Services 36(3), 503-520, 2006.
Wayne Briner and Jennifer Murray, “Effects of short-term and long-term depleted uranium exposure on openfield behavior and brain lipid oxidation in rats”, Neurotoxicology and Teratology 27, 135-144, 2005.
V. Chazel et al, Characterisation anddissolution of depleted uranium aerosols produced during impacts of kinetic energy penetrators against a tank. Radiat. Prot. Dosim. 105, 163-166, 2003.
Cooper, J.R. et al. "The behaviour of uranium-233 oxide and uranyl-233 nitrate in rats." Intl. J. Radiat. Biol. 41(4), 421-433, 1982.
Virginia Coryell and Diane Stearns, “Molecular analysis of s hprt mutations generated in Chinese hamster ovary EM9 cells by uranyl acetate, by hydrogen peroxide, and spontaneously”, Molecular Carcinogenesis 45(1), 60-72, 2006.
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Wendy J. Hartsock et al, “Uranyl Acetate as a Direct Inhibitor of DNA-Binding Proteins”, Chem. Res. Toxicol. 20, 784-789, 2007
Arjun Makhijani et al., “Science for the Vulnerable: Setting Radiation and Multiple Exposure Environmental Health Standards to Protect Those Most at Risk”, Institute for Energy and Environmental Research (IEER), October 19, 2006. http://www.ieer.org
Melissa A. McDiarmid et al, “Health Effects of Depleted Uranium on Exposed Gulf War Veterans”, Environmental Research Section A 82, 168-180, 2000 ,(p. 172 on DU in semen of Gulf War veterans).
Alexandra C. Miller (editor), Depleted Uranium: Properties, Uses, and Health Consequences, Boca Raton: CRC Press, Taylor and Francis Group, 2007. See Chapter 1 by David McClain and A.C. Miller and Chapter 4 by Wayne Briner (Neurotoxicology of depleted uranium in Adult and Developing Rodents), as well as other chapters.
A.C. Miller et al., “Observation of Radiation-Specific Damage in Human Cells Exposed to Depleted Uranium: Dicentric Frequency and Neoplastic Transformation as Endpoints”, Radiation Protection Dosimetry 99, 275-278, 2002.
Marjorie Monleau et al. “Genotoxic and Inflammatory Effects of Depleted Uranium Particles Inhaled by Rats”,
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Randall R. Parrish et al., “Depleted uranium contamination by inhalation exposure and its detection after approximately 20 years: implications for human health assessment”, Science of the Total Environment, 2007 October 30 [E-pub ahead off print]
Adaikkappan Periyakarupan et al, “Uranium induces oxidative stress in lung epithelial cells”, Arch. Toxicol. 8(16)389-395, 2007.
Diane M. Stearns et al., “Uranyl acetate induces hprt mutations and uranium-DNA adducts in Chinese hamster ovary EM9 cells”, Mutagenesis 20(6), 417-423, 2005.
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Sandra S. Wise et al, “Particulate Depleted Uranium Is Cytotoxic and Clastogenic to Human Lung Cells”, Chem. Res. Toxicol. 20(5), 815-820, 2007.
Liste des scientifiques signataires : (Plus de 69 scientifiques, au 5 décembre 2007)
Belgique:
Van Royen, Paul, Prof. Dr. Professor in general practice of medicine, University of Antwerp
Wieers, Reinhilde Physician, Faculty of General Practice of Medicine, Free University of Brussels
Vrijens, Nini Department of Teacher Education, Faculty of Medicine and Pharmacy, Free University of Brussels
Vrijens, Nini, PhD. Department of Transport and Regional Economics. University of Antwerp – Stadscampus
Verbruggen, Aviel, Prof. Dr. University professor, Faculty of Environment, University of Antwerp, Department MTT
Louckx, Fred Professor Sociology of Health, Free University of Brussels
Pas, Leo Physician, Researcher
Cuyvers, Jo Masters degree in Moral Sciences, former deputy and former senator, Zwalm
Vos, Hendrik, Prof. Dr. Director of Center for European Union Studies, University of Ghent, Faculty of Political Sciences
Heyvaert, Frank, M.D. Physician, Researcher, Practice De Regensburg, Deurne
Thoné, Lucien, Dr. Physician, HNI (post formation institute), Limburg
De Noos, Godelieve Physician, Gooik
Casteleyn, Ludwine Scientific assistant, University Hospital, Catholic University of Leuven
Christiaens, Thierry, Prof. Dr. Faculty of General Practice of Medicine and of First-Line Health Care, Heymans Institute voor Farmacologie University Ghent
De Meyere, Marc, Prof. Dr., emeritus Department of General Practice of Medicine, University of Ghent, University Hospital
Thoolen, Milly, Dr. Physician, Medicine for the benefit of the people, Genk

Germany
Angelika Clausen Medical Doctor / Chairperson of the IPPNW-Germany

Italy
Franco Marenco Atmospheric Scientist, the Italian National Agency for New Technologies, Energy and the Environment
Stefano Montanari Pharmacist, Scientific consultant
Antonietta Gatti, Ph.D. Professor, Physicist and Bioengineer, Laboratory of Biomaterials, University of Modena and Reggio Emilia
Giuliana Chiaretti Professor, Università Ca' Foscari
Valerio Gennaro Epidemiologist, Consultant of the Italian Inquiry Commission on Depleted Uranium, Cancer Institute of Genova
Massimo Zucchetti, Ph.D. Nuclear engineer, University Politecnico of Turin


Japan
Shin TSUGE Professor Emeritus, Nagoya University
Isao Sakamoto Professor, Nagoya Institute of Technology
Hiroyuki NAGASAWA Professor��Osaka Prefecture University / Production Management System
Kota BABA Professor Emeritus, Hiroshima Shudo University / Nuclear physics, Environmentology
Katsuhiro KITAGAWA Ex-Professor, Nagoya University
Satoshi Miura Assistant Professor, Nagoya University
Tanaka Hideyoshi Post Graduate Course Student, Nagoya University
Kazuyuki Tanabe Professor, Osaka University
Saburo Hara Professor Emeritus, Kyoto Institute of Technology
Koji Owada Associate Professor & Chief, Department of Molecular Bioregulation, Kyoto Pharmaceutical University
Kiiti SIRATORI Physicist
Eiichiro Ochiai Professor Emeritus, Juniata College, PA, USA / Chemistry (living in Canada)
Keiten Yamamoto Assistant Professor, Chukyo Women's University
Yoshio Mimura Professor / Mathematics
Takeo Nakagawa Professor, Chukyo University School of Health and Sport science
Setsuko Aoyagi Secretary General of the Hujisawa Eco-Network,
Huzio Nakano Professor Emeritus, Nagoya University
Mashisa Matsuda Aichi University of Education / Physics
Tsuyoshi KUROYANAGI CIA Company Civilengineering CHIEF��
SUDOU MASACHIKA Professor, Tokai University
Kiyoshi Koyama Nuclear Physics
Kazuhiko Ozaki Professor Emeritus, Osaka Institute of Technology
Yuko Fujita Ex-Assistant Professor, Keio University / Physics
Syoji Sawada Professor Emeritus, Nagoya university / Physics
Katsuma YAGASAKI Professor, University of the Ryukyus
Sadao Ichikawa Professor Emeritus, Saitama University / Genetics / Chairperson, Japan Congress against A and H Bombs / Representative, Forum of Peace, Human Rights and Environment
Hiroaki KOIDE Assistant Professor, Research Reactor Institute, Kyoto University
Motokazu Yanagi Physician
Eisuke Matsui Gifu Research Institute for Environmental Medicine
Katsumi Furitsu Physician, Lecturer, Hyogo Collage of Medicine / Medical Genetics and Radiation Biology /Steering Committee and Science Team member of ICBUW
Hiromasa Ookawa Medical Doctor
Akinobu Shimizu Visiting Professor, Nagoya City University
Akiko HASEGAWA; Senior Biotope Planner
Keiko Sone Research worker, Graduate School of Bio-Agricultural Sciences, Nagoya University, Nagoya
Kazuhiro Koyasu Lecturer, 2nd Department of Anatomy, School of Dentistry, Aichi- Gakuin University
Nozomi Kurihara Research Assistant Ph.D. (Agr.), Division of Mammals and Bird, Zoology Department, National Museum of Nature and Science
Hiromitsu INO; Professor Emeritus, University of Tokyo��
Osami NOMURA Doctor of Engineering
Yasuo ITAMI Personnel consultant

Switzerland
Susanne Lippmann-Rieder M.D. Schweizerische Hippokratische Gesellschaft (Hippocratic Society of Switzerland)
Michel Fernex M.D. Retired professor, Medical Faculty Basel Switzerland

US
Glen D. Lawrence Professor, Department of Chemistry and Biochemistry, Long Island University
Cathey Eisner Falvo, MD, MPH President, Physicians for Social Responsibility-NYC
David O. Carpenter, M.D. Director, Institute for Health and the Environment, University at Albany
Gretel Munroe, MS, MSH, RD, LDN Nutritionist, Steering Committee and Science Team member of ICBUW
Rosalie Bertell, Ph. D. Regent, International Physicians for Humanitarian Medicine, Geneva, Switzerland (living in US)

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